AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

because I like the way it hurts (sohan)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
MODO D'AMOUR
▸ bavardages : 117

MessageSujet: because I like the way it hurts (sohan) Mer 22 Mar - 0:32

Bien au fond dans ta couette, ce soir tu n'avais pas pris la décision de sortir. Encore une fois, tu avais des difficultés à respirer donc, tu profitais de ton masque à oxygène pour te redonner un second souffle. Enfin, plutôt un troisième puisque tes nouveaux poumons étaient déjà censés te soulager. Tu n'en avais parlé à personne mais, tu craignais ce jour où quelqu'un entrerait dans ta chambre d'un seul coup, sans même avoir l'autorisation. C'était bien le genre de Kewan, ton grand frère mais, il ne fallait absolument pas qu'il te découvre le masque sur le visage. Ce soir, tu n'avais pas envie qu'on te dérange. Un chocolat chaud dans la main, tu t'étais mis un film romantique, pensant au prince charmant. Tu étais naïve au plus haut point. Tu avais beau avoir un caractère bien trempé et une furieuse envie de te sentir libre, dès qu'un homme te sortait de jolis mots doux, tu tombais instantanément dans son piège, croyant à l'amour pour toujours. Souvent, tu souffrais et puis tu fuyais en courant. Mais, tu en rêvais encore à cet homme qui te protègerais, qui t'aimerais comme personne et qui te respecterais comme il se doit. En pensant à ce conte de fée, tu avais un sourire béa sur le visage qui pourtant, s'effaça instantanément quand ton téléphone se mit à vibrer annonçant l'arrivée d'un nouveau message.

Rien qu'à voir le nom qui s'affichait, tu sentis tes membres se raidir, des frissons t'envahir. Tu ne sais pas quel sentiment te prenait à la gorge, tu n'arrivais pas à l'exprimer. C'était un mélange d'excitation, de mépris, de fierté et de peur. C'était impressionnant à quel point cet homme pouvait te changer complètement. C'était le seul homme avec qui tu restais même si tu souffrais. Certaines fois bien plus que d'autres. Il t'arrivais de sentir encore sa main s'éclatait contre ton visage ou même une autre partie de ton corps. « Sohan... » rien que de prononcer son nom, ça t'égorgeais, ça te faisais mal. Il voulait que tu le rejoignes chez lui, c'était même pas une proposition, ni même une question, c'était un ordre. Avec lui, tu n'avais pas le choix, tu lui obéissais. Tu ne sais pas pourquoi tu n'arrivais pas à lui faire face et pourtant tu en avais marre. Marre qu'il t'obsède, marre qu'il te prenne pour son jouet, son objet et non comme une femme. Il n'avait aucun respect pour toi, il souillait ton corps grâce au sexe et grâce à la violence de ses poings. Tu en avais peur mais, aucunement tu ne pouvais en parler à quelqu'un et surtout pas à ton semi-colocataire qui te servait de frère. Pour une fois, Kewan squattait le salon. Sans un bruit, tu enfilas une robe décolleté, allant faire obligatoirement son effet devant le visage non moins angélique de Sohan. Et tu y ajoutas un trenchcoat assez long par-dessus pour ne pas que Kiwi te fasse une remarque et te demande de t'habiller autrement.

Sortant de ta chambre à vive allure, tu n'eus juste le temps de sortir un « Je sors, m'attends pas pour dormir. Bisous frérot » avant de rejoindre la porte de sortie. Si seulement ton double savait que tu allais rejoindre une de ces connaissances, il t'aurais déjà enfermé dans ta chambre pour le restant de ta vie. Sohan n'habitait pas si loin de chez toi donc, il ne fut pas longtemps pour arriver. Au plus profond de toi, tu espérais que la porte qui s'ouvrirait devant toi, t'offrirais une vue splendide sur un repas aux chandelles qu'il t'accueillerais les bras ouverts et que tu passerais la plus belle soirée de ta vie. Cela pouvait tout effacer, ses colères, ses mensonges et toutes les fois où il est devenu un autre homme devant tes yeux. Une seule soirée pouvait faire que tu allais le pardonner à jamais. Inspirant un grand coup, tu fermas ton poing et le cogna à plusieurs reprises contre la porte de chez Milstone. L'heure de vérité allait sonner.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
▸ bavardages : 31

MessageSujet: Re: because I like the way it hurts (sohan) Mer 22 Mar - 10:45

La journée avait été longue pour toi. Malgré avoir exceptionnellement travaillé de jour, tu étais ensuite rentré avec l'idée insatiable de peindre. Tu avais une idée qui ne t'avait pas quitté au cours de la journée, et tu avais attendu patiemment de pouvoir te mettre à l'oeuvre. Souvent ça te prenait, comme une chanson qui trotte dans la tête. Tu aimais cette sensation, comme tu aimais te retrouver seul face à la toile. Sous l'influence de quelques substances, tu exultais de tout tes sens. Et puis parfois, comme aujourd'hui, au bout de quelques heures, plus rien. Tu l'avais perdu. Ca te frustrait même si tu savais que ça te reviendrait le lendemain, et comme pratiquement chaque jour de la vie. Alors tu t'étais posé sur ton canapé en retirant ton t-shirt plein de peinture, près à décompresser et te détendre, laissant tout dans l'état. Tu n'avais jamais été un grand maniaque de l'ordre, encore moins pour ce qui était de tes travaux. Il y en avait toujours un peu partout. Après tout c'était ton univers.

Et puis tu pensas à elle. Oz. Pas par affection, pas le moins du monde. Tu ne ressentais pas ce type de sentiments. Non, c'était plus comme une pensée qui te traverse. Plus dans un souci d'utilité. Alors tu dégainais ton téléphone portable, lui envoyant un message pour lui dire de rappliquer, comme tu le faisais dès que tu avais besoin, dès que tu avais envie d'elle ou de quelque chose qu'elle pouvait faire pour toi. Les mots que tu employais quand tu t'adressais à elle, ça n'avait rien d'une proposition. Non, tu ordonnais systématiquement. Et en retour, tu attendais bien sûr qu'elle réponde à tes attentes par la positive. Or, ce soir, elle t'avait demandé de faire preuve de plus de politesse, et rien que cela t'agaçais déjà au plus haut point. Tu l'avais pris comme un affront de sa part, car à tes yeux elle n'était rien. Elle n'avait pas le droit de réclamer quoi que ce soit de ta part. Alors tu avais poursuivi de la même façon, allant même jusqu'à lui dire quoi porter. Tu considérais que tu avais tous les droits, et tu savais de toute manière qu'elle s'exécuterait pour te contenter, comme elle le faisait toujours. Tu n'aurais pas su dire pourquoi tu faisais ce que tu faisais, et pourquoi c'est elle qui en faisait les frais. Elle ne valait pas plus qu'une autre à tes yeux, même si rien ne justifiait vraiment ce que tu lui faisais subir. Mais c'etait comme ça et malgré les plaintes elle était toujours là, alors tu continuais. Encore et encore. Peut-être tu te disais que tu aurais plus de considération si elle ne se laissait pas faire ? Mais en même temps tu ne lui laissais aucune chance de te tenir tête. Tu la contraignais toujours quand elle opposait de la résistance, quitte à faire pleuvoir les coups sur elle. Juste pour qu'elle comprenne.

La sonnette retentissait soudain dans l'appartement, te tirant de ton programme télé. Elle n'avait pas mis bien longtemps si l'on estime le trajet pour venir jusqu'à brooklyn, mais pour toi c'était déjà trop. Tu avais presque failli l'attendre. Tu te levais après un instant pour finalement aller ouvrir. Tu la découvrais derrière la porte, la regardant rapidement de haut en bas dans la tenue qu'elle portait qui soulignait habilement ses courbes et tu souriais assez légèrement, presque indistinctement même, comme pour valider son choix. Tu te décalais ensuite pour la laisser entrer. Après quoi tu refermais derrière elle avant de revenir aussitôt te rassoir desinvoltement dans le canapé. "Y'a plein de trucs dans la cuisine. Faudrait que tu me cuisines quelque chose" Tu indiquais la cuisine du doigt, comme pour lui signifier qu'il était temps pour elle de se mettre au boulot, puis tu revenais fixer l'écran de télévision, bien décidé à ne pas lever le petit doigt.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MODO D'AMOUR
▸ bavardages : 117

MessageSujet: Re: because I like the way it hurts (sohan) Jeu 23 Mar - 23:38

Remontant ta robe sur ta poitrine, tu ne voulais pas non plus que les voisins de Sohan te voient à moitié nue dans le couloir du bâtiment. Tu ne sais pas pourquoi mais, tu étais stressée. Il te faisait de l'effet cet homme alors, toi aussi tu voulais lui en faire. Tu voulais lui appartenir mais, pour de bonnes raisons et non pas pour être son objet en temps plein. Les quelques secondes qui te séparaient de lui te donnait l'impression d'être des heures. Et puis, la porte s'ouvrit devant toi. Tu y entras avec grand plaisir mais, soudain ton sourire s’évanouissait sur ton visage. Il n’y avait de repas aux chandelles, pas de bonjour, pas d’amour de sa part, rien. Il t’avait à peine ouvert la porte qu’il avait déjà rejoint son canapé pour s’y affaler. Tu pouvais dire au revoir à l’amour venant de lui, à une soirée romantique et à tout ce qui s’en rapportait. Et puis, il vint te couper dans tes espérances, comme s’il te plantait un couteau dans le dos. Il t’avait appelé pour une tâche ingrate, pour te prendre pour une bonniche, sa bonniche.

Lui faire à manger, voilà pourquoi il t’avait demandé de venir. Tu n’en croyais pas tes oreilles. Durant quelques secondes, tu restas plantée là, à le regarder sans rien comprendre. « Lui faire à manger… » te répétais-tu en murmurant pour ne pas qu’il l’entende. Encore une fois, tu étais tombée dans le piège et encore une fois, sans même savoir pourquoi, tu allais t’exécuter à son ordre. Il était plus qu’un roi, il fallait le servir sans même qu’il bouge un orteil. Comme un robot sans cerveau, comme si tu n’étais plus capable de penser par toi-même, tu te dirigeas vers la cuisine et commença à regarder les aliments qui composaient les meubles et le réfrigérateur de Sohan. Toi, faire à manger. Tu aimais bien commander des pizzas et te faire des plateaux télé pour éviter de cuisiner. Tu es une grande gourmande, mangeant tout le temps mais, si tu pouvais éviter de cuisiner, tu en profitais. Pourtant, tu as-du talent pour l’art culinaire mais, tu es une grande flemmarde aussi.

Sortant un beau morceau de saumon, tu réfléchissais quelques secondes avant de trouver enfin ce que tu allais faire avec. Tu n’avais pas le goût, tu n’arrêtais pas de lever les yeux le regardant se gratter les parties intimes. Ça te saoulait, tu en avais marre. Marre d’être sa bonne, de lui obéir sans jamais rien dire. Machinalement, tu sortis un plat du four. Du saumon fumé accompagné de ses tagliatelles et avec une sauce oseille que tu maîtrisais à merveille. Tu avais beau t’y mettre à fond, ta tête était ailleurs. Tu te demandais comment tu avais pu tomber aussi bas et quelle image aurait ta famille, ton frère Kewan s’il te voyait dans cet état-là. Puis, tu te dis que tu ne méritais pas ça, loin de là. Tu n’avais pas combattu contre un cancer, tu n’avais pas accepté de vivre avec les poumons d’une autre personne pour subir ce genre de choses. Laissant tomber le plat du four par terre, qui s’éclata en plusieurs morceaux et fis sursauter Sohan dans ses activités, tu venais de prendre conscience qu’il était enfin temps de te rebeller. « Merde, ça te trouerais le cul de me respecter un petit peu Milstone ? » Tu sentis la rage et les larmes te montaient très rapidement. « Je suis toujours là quand tu en as besoin, j’ai toujours fermé ma bouche mais, j’en peux plus merde ! Tu te prends pour qui ? Tu crois que ça fait de toi un homme de me traiter pour une moins que rien ? » Les larmes coulèrent sur tes joues rougies de colère. « Je t’ai fait quoi pour mériter ça ? » Tu baissas les yeux et te reculas du comptoir de la cuisine, n’osant pas affronter son regard.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
▸ bavardages : 31

MessageSujet: Re: because I like the way it hurts (sohan) Ven 24 Mar - 2:01

Bien occupé à te prélasser, tu ne prêtais plus attention à Oz qui avait pris la direction de la cuisine depuis quelques minutes déjà. Tu entendais seulement quelques bruits de placards qui claquent et d'ustensiles qui tintent dans des récipients, te mettant d'avance l'eau à la bouche. Car bien sûr tu ne l'avais pas appelé pour rien. Tu savais d'expérience qu'elle était bonne cuisinière et qu'elle ne te décevrait pas. Tu ne voyais rien de mal dans le fait de la faire se déplacer, elle ou une autre, pour te servir. Tu avais pris l'habitude d'agir de la sorte au fil des années et dans ton esprit il était normal que toute femme s'exécute pour réaliser chacun de tes souhaits. Mais malgré cela, ton comportement donnait quand même cette impression que rien ne pouvait te contenter, car tu ne leurs laissais qu'un court répit avant de revenir à la charge avec autre chose. Il te manquait toujours un petit quelque chose, ou bien tu jugeais que ce pour quoi elles avaient trimé n'était pas assez à ton goût. C'était souvent le cas avec Oz, mais elle ne se décourageait pas. Plus encore, elle acceptait toujours de te revoir. Elle devait se douter de ce qui l'attendait dans le fond, mais elle était toujours là.

Soudain, un fracas retentissait, te tirant de ton émission. Tu sursautais et jetais alors instinctivement un regard à Oz que tu pouvais apercevoir grâce à l'agencement de la pièce. Tu te levais d'un bond tandis qu'elle se mettait à gueuler sans raison. "Putain..." que tu lâchais machinalement en voyant le plat au sol. Et elle osait te parler de respect que tu te disais. A cet instant tu regardais le plat, puis elle, et tu sentais que ça allait dégénérer. De quel droit elle haussait le ton devant toi ? Tu avais envie de la gifler pour la faire taire, mais tu n'en faisais rien. Tu savais qu'elle allait payer d'une façon ou d'une autre et ses larmes n'y changeraient rien. Qu'est-ce qu'elle croyait ? Qu'elle pouvait venir chez toi et te manquer de respect pour ensuite s'en tirer avec des foutues larmes ? Tu ne la laisserais pas. D'un geste rapide et plein d'elan, tu la poussais contre le frigo, entendant sa l'arrière de sa tête cogner. Tu te rapprochais ainsi de son visage, voyant l'expression de peur dans son regard. Tu parlais ensuite d'une voix faussement calme : "Écoute moi bien. J'ai tous les droits. Je peux faire de toi ce que je veux et t'as rien à dire. Plus vite tu l'accepteras, mieux ce sera pour toi." C'était aussi simple que cela.

Tu relâchais doucement la pression que tu infligeais sur son épaule et te reculais pour aller chercher la balayette non loin pour finalement la lui tendre. Car bien sûr ce n'était nullement à toi de réparer sa bêtise. Tu attendais juste de la voir se soumettre encore une fois et après ça, tu serais peut-être près à faire comme si rien ne s'était passé. Elle recommencerait un nouveau plat, puis vous mangeriez et buvrez un verre ou plusieurs, avant de passer à l'acte, comme toujours. C'est ce que tu attendais d'elle, et tu n'étais en rien sensible à sa détresse. Tu t'en fichais royalement qu'elle souffre tant que toi tu étais bien. Tant que rien ne venait bousculer le programme que tu t'étais fait pour cette soirée. Rien ne comptait plus que toi, voila tout.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: because I like the way it hurts (sohan)

Revenir en haut Aller en bas

because I like the way it hurts (sohan)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Une erreur part souvient d'un rien... [Sohan]
» Alfie B. Reynolds ⌂ You don't get to choose if you get hurt in this world...but you do have some say in who hurts you.
» raise your arm the highest you can | hospital |
» 07. I told you so
» Nuage d'Eden, If life was more sweet, we would never to admit something that hurts us|| 12 Jan.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Baby, Talk Is Cheap :: NEW YORK STATE OF MIND :: BROOKLYN :: HABITATIONS-