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Basil // Why your words gotta mean so much to them and they mean nothing to me ?

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MessageSujet: Basil // Why your words gotta mean so much to them and they mean nothing to me ? Sam 18 Mar - 23:58

Cahier d'équations en main, tu étais bien décidé à les finir une bonne fois pour toute avant de t'étaler dans ton lit et dormir. Tu manquais cruellement de sommeil, ou peut-être était-ce parce que c'était la seule chose que tu avais envie de faire ; dormir pour un ou deux siècles. Effacer toute pensée, tout nuage dans ta tête, comme un long souffle qu'on y déposerait et qui dégagerait tout sur son passage. C'était ça, dont tu avais besoin. Un ouragan. Un tempête dans ta vie, qui balaierait tout, raserait les murs, les toits, te permettrait de te fonder sur de nouvelles bases. Tu aimerais pouvoir te tuer de l'intérieur, et renaître après, comme si de rien n'était. Comme si il ne te manquait pas un petit morceau de toi avec lequel il est parti. Connard. Par réflexe, tes doigts remontent jusqu'à la chevalière à ton cou.

Tu parcours la bibliothèque du regard. Tu aurais pu aller à la BU, mais la Public Library t'est toujours apparue plus sympathique et plus calme pour pouvoir y travailler en paix. Tes pupilles croisent un jeune visage vers une table un peu plus loin ; un jeune visage tout en douceur, qui ne semble pas pouvoir faire le moindre mal. Et si tu sais que les apparences sont trompeuses, tu t'approches malgré tout, comme aimanté par toute cette douceur qui émanait de lui. « Salut. » Murmures-tu du bout des lèvres, un peu gêné malgré tout. « Je peux m'asseoir à côté de toi ? » Tu aimerais parler encore, lui dire, promis, je ne ferais pas de bruit, je ne te gênerais pas, dis, tu étudies quoi, tu as quel âge ? Mais tu te tais, parce que t'as jamais su faire, c'est comme si on t'avait créé à la naissance sans la capacité de communication. Alors tu baisses les yeux, t'installes sur la chaise d'à côté, ni trop près ni trop loin, et tu sors ton stylo pour entamer tes équations.

Autant dire que ça allait être compliqué, avec une telle présence à tes côtés.
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MessageSujet: Re: Basil // Why your words gotta mean so much to them and they mean nothing to me ? Dim 19 Mar - 0:44

Ton après-midi de libre et tes quelques récents amis tous occupés avec leurs cours ou par leurs quelconques occupations, tu te retrouves seul. T’hésite à rentrer directement chez toi pour étudier, mais si tu t’enfermes, tu vas vouloir regarder une de tes séries avec pour seul compagnie, ton énorme peluche Stitch. Tu as ton programme du soir, en revanche, tu dois travailler dans un lieu sans distraction. T’as une librairie publique sur le chemin en direction de ton appartement, alors tu décides de t’y arrêter. La première fois que tu t’en es rendu compte en emménageant ici, tu as été comblé de joie, tu pourrais venir passer des heures dans cet endroit sans voir le temps passer. Tu aimes cette ambiance tranquille et studieuse, ta concentration est toujours à son comble.

Tu entres dans ce lieu pour lequel tu voues un culte et va t’assoir sur une des tables en retrait, totalement libre. Tu souries et sors tes bouquins ainsi que ton cahier de note. Tu t’en sortais plutôt bien avec tes études, la langue n’étant pas vraiment une barrière pour toi, mais malgré tout, tu butes sur certains mots trop complexes. Tu ne quittes jamais ton dictionnaire. Il prend de la place et est affreusement lourd, mais au moins tu ne te retrouves pas comme un abrutit à ne pas savoir ce que tel ou tel mot signifie. T’as toujours été doué avec les cours pour te débrouiller seul, même dans une langue étrangère à la tienne.

Plongé dans tes cours de psychologie, tu sursautes un peu malgré que la personne en face de toi est chuchoté. Tu ne t’y attendais vraiment pas. Posant doucement ta main sur ta poitrine, tu souries doucement et timidement à l’inconnu en hochant la tête, parlant à voix basse à son tour : Oui bien sûr … Et c'est tout ce que tu diras à cette personne. Evidemment que tu n’allais pas refuser, la table ne t’appartenais pas. Pourtant, en jetant un coup d’œil rapide aux autres tables, tu te rends compte que certaines sont libres, alors tu ne comprends pas réellement pourquoi il voulait partager une table avec toi. Peut-être qu’il n’aimait pas être seul … Tu te rends compte que tu as reporté ton regard sur ce garçon et que tu le fixe depuis quelques secondes de manière insistante, mais tu ne t’en étais pas rendu compte ! Alors tu détournes le regard pour le poser sur tes bouquins, reprenant ton apprentissage là où tu t’étais arrêté, ne faisant plus réellement attention à cet homme à tes côtés.
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MessageSujet: Re: Basil // Why your words gotta mean so much to them and they mean nothing to me ? Dim 19 Mar - 14:37

Tu lui avais fais peur. Tu lui jettes un regard franchement désolé alors que sa main se porte à sa poitrine, geste qui te tire un petit sourire à la fois triste et nostalgique. Il accepte et tu le remercies du bout des lèvres, t'installant à ses côtés en ouvrant ton cahier. Et maintenant ? Ca semblait si facile pour les autres, d'accorder un mot, un sourire, d'entamer une discussion et de vivre normalement. Pourquoi tu en semblais incapable ? Pourquoi tu restais bloqué là, à te demander quoi faire, quoi dire, alors que tu ressentais cette envie incompréhensible de tisser un lien avec tes semblables, avec ce semblable-là en particulier ? Tu détestais cette impression de ne pas savoir comment se comporter. Existait-il un mode d'emploi de la sociabilité ? Pourrais-tu le suivre, au moins ? Probablement pas.

Lorsque tu redresses un instant le nez de tes équations, tu remarques son regard qu'il détourne aussitôt. Tu hausses un sourcil perplexe, avant de te dire que c'était sûrement qu'une coïncidence et de revenir à tes calculs. En vain. Tu bloques, tu te trompes et passes ton temps à gommer pour recommencer. Tu savais que lorsque tu étais dans cet état-là, ça ne servait à rien de s'acharner, alors tu finis par abandonner et laisser tes yeux glisser sur les cours d'à côté. Quelques lignes rapidement survolées t'informent de son contenu et tu as un petit sourire en coin. Psychologie. Ça avait l'air de bien lui correspondre. Il avait une tête qui donnait envie de lui faire confiance, de lui confier tous nos soucis, ce genre de choses.

Ton regard s'égare de nouveau sur sa feuille et tu remarques alors le petit dessin en son bas. Un petit chibi qui lui ressemblait étrangement, avec les mêmes longues boucles attachées en une queue de cheval adorable. C'est alors que l'idée te vient. Tu rattrapes ton crayon et marques sur ton propre cahier un petit tu dessines vachement bien!!! avec une flèche que tu viens coller contre son propre cours qui désigne précisément le petit chibi. Tu oses remonter tes pupilles vers lui, les joues légèrement rosies, un timide sourire sur tes lèvres. Maintenant, restait plus qu'à espérer qu'il ne te prenne pas pour un fou.

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MessageSujet: Re: Basil // Why your words gotta mean so much to them and they mean nothing to me ? Mer 29 Mar - 15:00

Tu avoues sans mal que tu prends un peu de retard avec tes cours, il faut dire que tu sors beaucoup plus qu’en Israël. Tu as plus d’amis ici, c’est assez nouveau pour toi, alors malgré que tu sois soucieux de tes études, tu apprécies les sortis que tu fais avec eux. Alors quand tu as du temps libre comme aujourd’hui, la bibliothèque est la seule option qui te sois venu en tête pour être au calme. Tu avances toujours plus vite dans le silence et entourer uniquement de livres. Pourtant tu butes un peu sur ton cours, tu ne comprends pas certaines tournures de phrases. Tu passes ta main dans tes cheveux en soupirant. Tu surlignes la partie qui te pose problème, tu pourras voir ça avec ton professeur plus tard. Tu n’as pas peur de demander de l’aide auprès de tes ainés, ils sont toujours avenants envers leurs étudiants.

Tu allais passer à un autre chapitre de ton cours, pourtant, ton voisin de table glisse son cahier vers le tiens. Tu tournes automatiquement le regard vers ce garçon, tu ne comprends pas son geste, mais il avait les pommettes rosées. Il te demande peut-être implicitement de l’aide mais n’ose pas parler ? Tu glisses alors ton regard vers le cahier et te retrouves surpris de voir ce qui est écrit. C’est plus fort que toi, tu souries. Ce genre de sourire qui se reflète jusqu’aux yeux. En général, personne ne voit ce que tu dessines, mais ce garçon te complimente dessus de façon originale. Tu le regardes en coin et avec ton crayon, tu viens écrire sur le cahier de ton voisin : Merci c’est gentil, mais c’est quelque chose de bâclé … Ce qui est vrai, tu dessines beaucoup mieux que ça, mais tu aimes te représenter en chibi en fonction de tes émotions du moment. C’était toujours plus fort que toi. D'ailleurs, pour lui prouver tes dires, tu te dessines à nouveau en tout petit avec un grand sourire. Quelques coups de crayons avaient suffit. De ta main, tu repousses le cahier vers son propriétaire.

Tu essaie de te focaliser de nouveau sur ton cours, mais tu avais envie de parler à ce jeune homme. Enfin, si écrire sur un cahier peut être considérer comme ‘parler’. Seulement, avec la réponse que tu lui as donnée, tu ne sais pas trop comment la conversation pouvait continuer. Tu soupires de ta bêtise.
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MessageSujet: Re: Basil // Why your words gotta mean so much to them and they mean nothing to me ? Mer 29 Mar - 21:22

Tu lui avais arraché un premier sourire tellement simplement que tu te demandais si il ne faisait pas ça simplement pour être gentil. Tu observes ses yeux se plisser sous la joie, et à moins d'être très bon, on ne peut imiter ce sourire-là, ce qui te surprend d'autant plus. Tu le trouves adorable, en cet instant, ce qui provoque aussitôt en toi un sentiment de gêne, presque de culpabilité pour l'Etoile ; comme si tu le trompais, soudain, de regarder un autre que lui de cette façon-là. Tu déglutis et essaies de repousser les sensations loin de toi, d'ignorer ce qui se met à tourner au creux de ton ventre pour te concentrer sur ce qu'il était en train d'écrire sur ton propre cahier. Heureusement que personne à part toi ne t'en servait, sinon tes professeurs auraient trouvé bizarre de voir un chibi dessiné sur le coin de ton cahier. Tu te penches lorsqu'il te redonne ton cahier, et malgré toi, malgré tout ce que tu pouvais te dire, tu souris à ton tour.

Tu réfléchis quelques instants à ce que tu pourrais rajouter, parce que tu refusais que la « conversation » se termine ainsi. Tu te mordilles la lèvre et lui adresses un sourire en coin ; il avait reprit ses révisions comme si de rien n'était, et pendant un instant tu penses à laisser tomber. Ca te servirait à quoi, de toute façon, de te rapprocher ainsi de lui ? Tu rapproches ton crayon de la suite de ton équation, hésite encore. Et finalement, tu te dis merde. Tu viens dessiner une moustache stupide sur le beau petit chibi, rajoutant à côté : Moi, je sais faire que des moustaches. Je fais pâle figure à côté de ton dessin « bâclé. » Dessin qui arborait un air totalement ridicule désormais, avec sa petite moustache. Tu te pinces les lèvres pour ne pas rire – vous étiez dans une bibliothèque tout de même, un peu de tenue ! - et alors que tu t'apprêtais à refaire glisser le cahier vers lui, tu rajoutes une dernière phrase : Je m'appelle Joshua.

Tu ne le lui demandes pas en retour.
Ça lui laissait une dernière possibilité pour te fuir au loin et ne plus jamais te recroiser.

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MessageSujet: Re: Basil // Why your words gotta mean so much to them and they mean nothing to me ? Jeu 30 Mar - 16:13

Sans vraiment savoir pourquoi, lorsqu’il glisse à nouveau son cahier vers toi, tu soupires de soulagement. Tu baisses donc ton regard vers ce qu’il t’avait écrit et tu rigoles discrètement en voyant la moustache sur ton chibi. Tu regardes le garçon en gardant ton sourire amusé sur tes lèvres et porte ton crayon sur la page : C'est déjà bien et puis ça me va plutôt bien … Mais il manque quelque chose encore ! Et alors tu rajoutes une petite barbiche à la Jafar sur ton propre chibi, tu ries silencieusement parce que tu t’imaginais trop bien avec ce genre de chose pour t’amuser.

Plus bas, tu vois qu’il t’a écrit son prénom. Tu sourie et sans même qu’il t’est demandé le tient en retour, tu viens malgré tout l’écrire à côté du sien : Moi, c’est Basil. T’as envie de lui demander d’autre chose, tu veux le connaître. Sans raison apparente, seulement parce qu’il avait l’air doux et gentil. Tu regardes ton chibi et tu décides de le redessiner très rapidement avec la moustache et la barbiche dans une petite moue plutôt comique. Tu rajoutes une bulle dans laquelle tu écris : Est-ce que tu arriverais à te concentrer sur ton cours avec moi dessus ? C’était une tentative d’humour, mais tu n’es pas du genre doué du tout avec ça.

Tu secoues légèrement la tête contre toi-même et tu rends son cahier à ton camarade de table. Tu te retrouves anxieux et pressé de son retour. Pour ce qui est de tes cours, tu pouvais faire une croix dessus, tu n’y arriverais pas. Tu le regardes alors, préférant attendre sa réponse. Tu en profite même pour le détailler un peu. Tu le trouve beau avec ses yeux très clairs et son visage fin. Tu détournes le regards, un peu gêné de regarder une personne de cette façon. Alors tu regardes autour de toi, les quelques personnes qui passaient par là.
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MessageSujet: Re: Basil // Why your words gotta mean so much to them and they mean nothing to me ? Sam 1 Avr - 19:22

Tu t'es probablement un peu trop pris au jeu. Pris au piège par son sourire, aussi. Ce rire silencieux qui se déploie jusqu'à ses yeux lorsqu'il voit ton idiote moustache. Tu te surprends à l'observer avec un peu trop d'attention, et ça te perturbe. Un sourire-étoile comme ça, t'en avais pas vu depuis Lui. Tu ne savais pas trop comment décrire ce sentiment qui bondit en toi, ni même dire si il était bien ou mal. Tu essaies de chasser ces réflexions en te focalisant sur ce qu'il est en train de t'écrire et de te dessiner, mais ça ne marche pas vraiment. Ton regard s'évade sans cesse vers lui, vers une courbe de mâchoire, vers ses boucles, et tout en lui respirait tellement la douceur que tu aurais pu en pleurer comme un enfant. Lorsque tu arrives à te reconcentrer sur le dessin, celui-ci arbore désormais fièrement une petite barbe ondulée, et tu dois te mordre la lèvre pour ne pas exploser de rire sous la surprise.

Juste en bas, le jeune homme vient y écrire son prénom. Et ça va paraître idiot, mais ces cinq petites lettres te comblent d'une joie folle. Comme si il t'avait confié le plus précieux de ses secrets. Tu essaies de retenir le petit sourire idiot qui a envie de s'installer sur tes lippes, te contentant d'un hochement de tête pour lui indiquer que tu le retiendrais bien. Comme si il y avait un plus tard. Comme si tu allais le revoir. Et en cet instant, Basil ne pouvait probablement pas deviner à quel point il avait vu juste en écrivant cette petite question dans la bulle de pensée. Non, tu n'arriverais probablement plus à relire ce cours sans penser à lui et à son sourire.

Ca aurait pu s'arrêter là. Tu aurais pu récupérer ta feuille, lui accorder un dernier sourire et reprendre ton équation. Mais tu n'en n'avais pas envie. Tu fixes les différentes écritures qui parcourent désormais ton cahier en cherchant comment surenchérir. Finalement, tu viens écrire un Enchanté Basil. en dessous de son prénom. Tu te pinces les lèvres – c'était pas assez, tu ne voulais pas que la conversation se tarisse. Alors finalement, tu viens avouer la vérité juste à côté de la question-bulle : Non, assurément pas. Lorsque tu lui rends ta réponse, tu arrives à happer son regard.

Et tu t'y noies un peu trop.

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MessageSujet: Re: Basil // Why your words gotta mean so much to them and they mean nothing to me ? Sam 8 Avr - 14:07

Tu étais trop occupé à essayer de ne pas penser à ton voisin de table, trop occupé à ne pas le dévisager que tu ne l’avais pas vu se pencher sur la feuille pour y écrire encore. C’est le glissement du cahier qui te fais tourner le visage vers lui. Tu croises alors ses yeux. Mon dieu, tu sens ton cœur rater un battement. Tu n’as jamais eu la chance de voir des yeux aussi clairs jusqu’à aujourd’hui. Tu dévie ton regard sur son visage et tu rougies parce que tu le trouves beau. Tu t’attardes jamais sur les garçons en général, par peur du rejet, du dégoût que tu pourrais lire dans le comportement ou dans les yeux de certains. Mais c’était plus fort que toi, Joshua est beau. Ses yeux te donnaient l’impression qu’il était innocent et qu’il ne te ferait probablement pas de mal.

Les joues rougis d’embarras par tes pensées, tu préfères baisser le regard sur le cahier et porte tes mains à tes joues en voyant sa réponse à ta question dans la bulle de ton dessin. Est-ce qu’il répondait sérieusement ? Ou bien lui aussi n’était pas doué pour l’humour ? Tu ne sais pas. De ta main légèrement tremblante, tu y écris : Tu le pourras, il va falloir que tu tournes la page de ton cahier avec tout ça … Tu ne l’écris pas pour être méchant, mais bien parce que tu le penses. Tu es le genre de garçon qu’on oubli assez rapidement lorsqu’on ne l’a pas sous les yeux. Pourtant tu n’as pas envie que Joshua t’oublis en sortant de la bibliothèque.

Tu restes bloqué quelques secondes, te mordillant la lèvre inférieure, hésitant. Une idée un peu bête te vient en tête. Tu regardes ce garçon qui te chamboule alors que vous ne faites que vous parlez par écrit. Tu te penches vers lui et chuchote : Laisse-moi quelques minutes, ok ?

Tu fais alors en sorte de lui tourner le dos pour qu’il ne voit pas ce que tu manigances. A chaque page, dans la marge du bas, tu y dessines un chibi de toi. Tous avec différentes expressions sur le visage et certains avec même des petites bulles où une phrase débile s’y trouve. Tu en dessines une dizaine et à la fin, avec le dernière chibi qui fait un clin d’oeil, dans une bulle tu y écris ton numéro avec une petite phrase : Si tu ne m’as toujours pas oublié d’ici là. C’était osé, tu n’as jamais fait ça, mais qui ne tente rien n’a rien comme on dit. Tu refermes les pages pour revenir à celle noircie de leurs écritures et de tes dessins. Tes joues toujours rouges de ton culot. Tu te racle un peu la gorge et écris : Promet moi de ne pas tricher et de tourner les pages uniquement quand tu en auras réellement besoin ! … S’il te plait ? Tu lui retourne le cahier en le regardant, pas très assuré.
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MessageSujet: Re: Basil // Why your words gotta mean so much to them and they mean nothing to me ? Sam 15 Avr - 21:56

Tu arrives à te sentir déçu. Oui, déçu qu'il t'écrive cela sur ton cahier, alors qu'il restait simplement logique. Qu'il avait parfaitement raison, que tu allais bien devoir tourner cette page à un moment donné. Comme toutes les autres. Tu devrais peut-être lui dire dès maintenant que tu étais de ceux qui ne savaient pas tourner les pages. Pas vraiment. Que tu étais plutôt du genre à bloquer sur les mêmes lignes des mois, des années durant. Mais tu te tais. Tu veux pas passer pour un dépressif – même si tu l'es peut-être un peu -, tu veux pas l'ennuyer, tu veux pas le faire fuir. Il te semble être réellement regardé pour la première fois depuis une éternité, et ça te fait un bien fou. Même si cela ne doit durer qu'une heure à peine, qu'un petit instant dans une bibliothèque avant que vous ne vous effaciez dans l'esprit de l'autre. Même si cela ne devait durer qu'une seule et unique page.

Pourtant, il te prend ton cahier en te chuchotant de lui laisser quelques minutes. Tu lui laisserais bien plus que ça si il te demandait, mais passons. Tu en profites pour l'observer tout à ta guise maintenant qu'il te tourne à moitié le dos ; tes yeux descendent le long de sa nuque, de sa colonne, se perde un peu plus bas encore avant de remonter précipitamment pour se perdre dans ses boucles et son visage que tu ne voyais que de côté. Adorable. C'était le seul et unique mot qui te venait à l'esprit quand tu l'admirais. Il semblait être l'être le plus adorable que n'ait jamais rencontré. L'Etoile était sexy ; Basil était adorable. Deux opposés, et pourtant le même désir flou qui grimpait le long de toi. Une page, on a dit. Une seule et unique page.

Tu finis par récupérer ton cahier, curieux de savoir ce qu'il avait bien pu faire avec. Mais il te suffit de lire ce qu'il t'a marqué sans même chercher à tourner les pages, comme si ce n'était pas une simple demande mais une réelle interdiction. Et même si la curiosité te rongeait, tu savais que tu le ferais. Tu savais que tu ne tournerais pas ces fameuses pages avant d'en avoir réellement besoin. Et tu te dis qu'il était peut-être temps, que quelqu'un te pousse à les tourner. Alors, finalement, tu souris. C'est un sourire timide, bancal, pas très assuré, comme si tu ne savais plus vraiment comment sourire correctement. Mais tu souris. Te penches vers lui, et lui chuchote à ton tour : « Je te le promets. » Du bout des lèvres. Avant de refermer ton cahier, de ramasser ton crayon, et de te redresser. Tu le regardes une dernière fois, fondant un peu plus encore sous ses pupilles. Foutu pour foutu, tu dis : « A bientôt Basil. »

Et bon Dieu que tu espérais avoir raison.
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MessageSujet: Re: Basil // Why your words gotta mean so much to them and they mean nothing to me ?

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Basil // Why your words gotta mean so much to them and they mean nothing to me ?

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