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Really not nice to meet you - Drake

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MessageSujet: Really not nice to meet you - Drake Jeu 16 Mar - 4:18

what the hall i'm doing here ?
When you see my face hope it gives you hell hope it gives you hell. When you walk my way hope it gives you hell hope it gives you hell

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Il s’agissait là d’une journée parfaitement banale. Comme tous les matins, j’avais quitté, difficilement, les bras de Morphée aux environs de huit heures. J’avais pris mon petit déjeuné de manière assez rapide, car comme d’habitude, je m’étais mise en retard en tentant de trouver une tenue susceptible de me plaire, quelque chose de spécial, en sachant pertinemment qu’il n’y avait rien de plus que la veille. Puis j’avais quitté mon studio, pour rejoindre l’école où je travaille.
Cela fait désormais plusieurs années que je suis  psychologue scolaire. Il y’a eu des hauts, des bonnes surprises, mais aussi et surtout des bas. En général, quand on a à faire à une psychologue, c’est que quelque chose ne va pas, que quelque chose cloche. J’adorais par dessus tout mon métier, et au delà de cela, j’y étais vraiment à l’aise. Mais parfois, il faut l’avouer, écouter les problèmes des autres, ça joue sur notre propre moral.  Sans même le vouloir, on s’approprie ces problèmes, on se met à la place des autres. C’était l’un des fâcheux défaut que j’avais la plupart du temps : J’avais beaucoup trop de compassion. Mon travail à moi, c’est de trouver des solutions pour ceux qui n’y arrivent pas seuls, d’ouvrir les yeux aux personnes les plus faibles, de guider aussi et surtout, vers des voies, peut-être meilleures, plus adéquates. Je m’attachais souvent aux élèves que je suivais, après tout, j’étais un peu une sorte de confidente déguisée en professionnelle. A plusieurs reprises, je m’étais surprise, la larme à l’œil tant les histoires que j’entendais parfois, étaient bouleversantes et tristes.

La sensibilité était une de mes facettes cachées. Je savais la dissimuler d’une manière surprenante. Jouer la forte, ça je savais faire. Depuis toute petite, j’avais sans arrêt repousser mes émotions et sentiments, en pensant que peut-être, c’était mieux que personne ne sache. Au fond, montrer à autrui ce que l’on ressent, c’est un peu se mettre à nu, se dévoiler pour être mieux jugé. C’est là toute la complexité de la vie.  A vrai-dire, je  crois en l’existence de deux choix différents : Soit on assume tout et on déballe tout ; Soit on garde pour soi, quitte à devenir littéralement fou allié. La folie me guettait donc ?

Il y’avait une semaine de cela, je m’étais entretenue avec les professeurs d’un seul et même élève : Abraxas Wheeler. Visiblement, il causait quelques problèmes et même, dérangeait le bon déroulement des cours d’un point de vue comportemental. En l’occurrence, ce n’était pas la première fois que ce nom revenait. J’avais auparavant rencontré le jeune homme mais sans grand succès nous n’avions pas poursuivis les rendez-vous. Difficile de faire une thérapie quand on a quelqu’un d’aussi peu réceptif en face de soi. Malgré tout, le jeune Wheeler avait de très bons résultats, aussi, l’académie ne souhaitait pas le renvoyer ; Oui  car les écoles pensent sans arrêt aux résultats, c’est bon pour les sondages paraît-il. Seule et unique solution : Parler au responsable légal du jeune homme pour trouver une solution, pour mettre au point un plan d’action, ou au moins : Faire quelque chose. Après avoir essayé de téléphoner environs dix fois, je restais sans réponse de la famille Wheeler. Je savais que Abraxas vivait avec son grand frère, et de toute évidence, c’était avec lui que je devais m’entretenir. J’avais finalement réussi à contacter Drake Wheeler par e-mails pour fixer un rendez-vous, et le jour J était arrivé, pourvu qu’il n’ait pas oublié. Je n’avais pas la moindre envie de me rendre à ce rendez-vous, la journée avait été longue, il était dix-huit heures et le jour commençait lentement à tomber sur la belle ville de New-York ; J’étais épuisée, et régler un ultime problème, et pas des moindre, n’était pas tout à fait une partie de plaisir.


Dix-huit heures trente. J’arrivais devant l’habitation Wheeler. On entendait de la musique depuis dehors, ça raisonnait assez. Je garais ma voiture non loin de l’entrée avant de m’y avancer. Pas à pas, je comprenais que la musique venait bien de chez eux. Je sonnais. Une fois, puis deux, sans réponse. La lumière était allumée et la musique n’était pas aussi forte pour personne. Je restais quelques secondes là, à me demander ce que j’allais faire ; Je n’avais pas fait tout ce chemin pour cela ! Je retentais ma chance avec la sonnette, mais décidemment on avait décidé de me snober ce soir. Prise d’un élan de courage, j’enclenchais la porte d’entrée dans l’espoir d’y trouver quelqu’un derrière. J’avançais d’abord ma tête, gênée de cette intrusion soudaine. Personne en vue ; A priori, on ne m’attendait pas ce soir. Instinctivement, je regardais mon portable, pour être sûre que je ne m’étais pas trompée de date, mais non. J’entrais finalement à l’intérieur, mais je restais près de la porte d’entrée : Sait-on jamais s'il fallait courir ; Me voilà désormais en situation de violation de domicile ; Je profitais de la pause entre deux musiques pour prendre la parole : « Il y’a quelqu’un ? »Je me croyais dans un film d’horreur, lorsque la jeune femme, perdue demande s’il y’a quelqu’un, et que soudainement, le méchant arrive. Pas de réponse, mais la musique se coupa définitivement cette fois-ci. Cette situation prenait des allures angoissantes. « Je suis Olivia Collins, nous avions rendez-vous… Je ...» Mes yeux cherchaient où regarder, j’entendais des pas, des mouvements. Quelqu’un arrivait vers moi. Vais-je regretter d'être entrée ?

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MessageSujet: Re: Really not nice to meet you - Drake Ven 17 Mar - 17:38

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]A l'heure ou les mères de familles habillent leur progénitures avant de les envoyer dans le bus scolaire, Drake Wheeler était déjà dans son bureau, au 45ème étage d'un immeuble de Manhattan. Parfois, il avait bien envie de tout foutre en l'air de partir de l'autre côté du pays histoire de voir autre chose. Mais il fallait admettre qu'il bien trop accro à sa vie et à ses petites habitudes. Rien à voir avec son frère qui pourrait avoir besoin de lui, non. A vrai dire il s'en foutait royalement. Mais il ne connaissait rien à part New York et ses tourmentes. Le changement ne lui faisait pas peur mais ça l'emmerdait profondément. Autant continuer là où il excellait, rester ses amis café et cocaïne. Au moins eux étaient fidèles et sans failles. En apparence. Son patron passait la tête à la porte de son bureau et aboya quelques ordres qu'il ne comprit qu'à moitié avant de replonger dans l'étude des actions. Cet homme gras, symbole tout puissant de l'américain l'exaspérait mais il était son boss mais c'était aussi le père de celle qui était sa fiancé. Il retint un ricanement, sa fiancé. Une idée du paternel. Épouser un beau parti faisait toujours bien sur le cv familial non ? Drake détestait cette idée et la fiancé par la même occasion. Elle n'avait rien fait de mal pourtant mais elle était venue au monde et c'était déjà beaucoup. Il fallait absolument qu'il trouve un moyen pour rompre ses fiançailles sans entacher sa réputation. Il y travaillait.

Après plusieurs heures de travail, il reçut un appel d'un de ses subordonnés concernant son activité extraprofessionnelle. Certains de ses collègues était au courant, qui ne l'était pas. Drake ne se faisait pas de soucis à ce sujet, il pouvait faire plonger la moitié de sa boite avec des mails et conversations compromettantes au sujet de commandes assez importantes de substances illégales. Mais son subordonné ne lui apportait pas de très bonnes nouvelles et il allait devoir intervenir physiquement afin de régler le problème. On ne pouvait compter que par soi-même dans ces cas-là, il n'était vraiment pas aidé. Il envoya rapidement un texto à Kewan pour lui demander comment cela se passait sur le campus, mais il lui faisait confiance, il n'avait jamais eu de soucis avec l'étudiant. Il s'éclipsa discrètement de son bureau et fila à son appartement où devait déjà l'attendre son subordonné. Pas manqué, il l'attendait devant la porte d'entrée, le visage sombre. Heureusement pour lui, Drake était dans un bon jour, il n'aurait droit qu'à un coup bref coup dans l'estomac et la confiscation de sa dose hebdomadaire, ça tombait bien il avait vraiment besoin d'un rail dans la seconde. Il n'en eut pas très longtemps avec l'autre incapable et se retrouva finalement seul dans son salon, la tête reposant sur le dossier de l'immense canapé, planant à 15000 pieds. Après plusieurs minutes ou plusieurs heures, il n'arrivait pas à savoir, il se leva enfin déterminé à se débarrasser de son costume qu'il portait bien trop souvent.

Nightcall de Kavinsky se répercutait sur les murs de l'appartement alors qu'il prenait une douche rapide, il était seul pour le moment, autant profiter de cet instant de répit. Il entendit pourtant la porte d'entrée claquer, un regard vers son réveil, son débile de frère ne devait pas arriver si tôt. Il avait décidé de lui faire une mauvaise soirée lui aussi ? Passablement énervé, il rejoignit le salon avec seulement un jean pour vêtement et une serviette à la main avant de remarquer une jeune femme visiblement peu sûre d'elle. La musique jouait toujours et couvrait ce qu'elle disait, alors il décida d'agir et de l'éteindre afin de comprendre pourquoi cette bonne femme était rentrée chez lui. Une fois fait, il se posta devant elle. Mais c'est qu'elle était mignonne en plus ! Mais l'idée qu'on ait pu entrer dans son appartement pendant qu'il sortait de la douche l'agaçait particulièrement. "Vous êtes qui au juste ? Ça vous arrive souvent d'entrer chez les gens sans y être invitée ?" Il la toisa du regard quelques instants avant de lui tourner autour comme un vautour autour d'une carcasse. Il attrapa une chemise qui traînait sur le dossier d'une chaise et l'enfila sans fermer les boutons et se tourna de nouveau devant la jeune femme qui était toujours là. "C'est mon boss qui vous envoie ? J'ai quitté le bureau précipitamment pour régler une affaire urgente s'il veut savoir... A moins que vous soyez la psy du lycée de mon frère. C'est ça hein ?" Il secoua la tête, exaspéré. Cela venait de lui revenir d'un coup. Il avait complètement oublié ce stupide rendez-vous. Résigné, il poussa un soupir et montra le canapé à la psychologue pour l'inviter à s'y asseoir. Plus vite cela sera terminé, plus vite il serait tranquille.
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Dernière édition par Drake Wheeler le Dim 19 Mar - 15:29, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Really not nice to meet you - Drake Sam 18 Mar - 19:38

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Mais qu’est-ce qui avait bien pu me passer par la tête pour entrer comme ça par effraction chez quelqu’un ? Jamais je n’avais fait ça, de toute ma vie. Surtout qu’il ne s’agissait que d’un rendez-vous concernant un élève, rien de si important, rien qui nécessite une violation de domicile… Pourvu que ce rendez-vous se déroule bien, sinon je risquais gros. Des pas encore des pas, et cette musique qui se coupe, mon heure approchait, celle où j’allais devoir me justifier d’un acte que j’avais commis pour je ne sais quelle raison. Un homme arriva, enfin, je pouvais mettre un visage sur mon potentiel futur meurtrier, oui car cette scène avait des allures de véritable film d’horreur, et j’étais bien entendu la victime, malgré mon délit. Il portait uniquement un jean, et ses cheveux étaient mouillés. Voilà Olivia, en plus de passer pour une délinquante, tu passes pour une perverse. Mes yeux s’attardèrent sur son torse presque malgré moi, après tout, on ne voyait que ça. Mais je secouais la tête, comme rappelée à l’ordre par ses paroles. Il ne semblait pas réellement enchanté de me voir, ou plutôt, il n’avait pas l’air de savoir qui j’étais, ni pourquoi j’étais là. Comme ça, j’avais finalement le fin mot de cette histoire, et ceci ne faisait que de gêner un peu plus. Je ne répondis pas, presque devenue muette de par son regard méprisant. Il enfila une chemise, Dieu merci, il m’était impossible d’être concentrée pour un rendez-vous professionnel devant un homme presque nu. J’attendais qu’il finisse de parler, en silence, sans quitter son regard, tant j’étais scotchée de voir dans un seul et même homme, aussi peu de compassion et de gentillesse. Finalement, enfin, oui, il se rappela de notre rendez-vous. Dieu merci. Je gagnais le canapé qu’il m’avait désigné. J’espérais vivement que ce rendez-vous se déroule vite, je n’étais pas du tout à l’aise, pas le moins du monde. Je bossais mon sac parterre avant de m’asseoir. « Monsieur Wheeler je vous prie de m’excuser pour être entrée chez vous comme ça. Et non, habituellement je ne fais pas ça. Il faut dire qu’habituellement, les gens m’attendent de pied ferme. » Voilà, je n’avais pu m’en empêcher, j’avais lancer un petit pic. Mais c’était pourtant vrai. Mais je ne pouvais pas le juger, je ne le connaissais pas. La seule et unique chose que je savais, c’était que Abraxas ne voulait pas vivre avec son frère, et il y’avait certainement une raison après tout. S’il était aussi froid et peu compréhensif qu’il avait pu l’être avec moi quelques instants auparavant, en effet, c’était justifié. Il fallait que je comprenne. Je scrutai la pièce du regard, avant d’enchaîner. Il fallait réellement que l’on se presse un peu plus. Mes yeux croisèrent les siens, je lui trouvais un petit charme c’était certain, il était même plutôt joli garçon, mais son comportement gâchait tout, il avait l’air exaspéré par ma simple présence, et ça n’avait rien de plaisant. Je me sentais de trop, je me sentais lourde et dérangeante. « Comme vous le savez je suis ici pour parler de votre frère. Suite au dernier conseil de classe, l’ensemble des professeurs s’est plaint du comportement infantile et insolent d’Abraxas. Je suis ici pour trouver des solutions, avec vous … Si vous y êtes disposé. » Je serrai mes lèvres ensembles, mes yeux s’étant encore égarés sur cette chemise grande ouverte.  C’était littéralement sexy et un brin provocateur. Je pris une grande inspiration.  «  A vrai-dire, ce n’est pas la première fois que cela arrive, mais je n’ai pas réussi à vous joindre une seule fois par téléphone. » Cela justifiait en quelque sorte ma présence ici ce soir. Je secouai la tête, me rendant compte que … J’en étais à mon deuxième pic.

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MessageSujet: Re: Really not nice to meet you - Drake Dim 19 Mar - 19:27

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Drake pensait vraiment passer une soirée tranquille et il avait complètement oublié le fait que la psychologue scolaire du lycée de son abruti de frère allait se pointer pour un rendez-vous. Encore une fois, il allait devoir la jouer fine et ne rien laisser transparaître. Il ne portait pas Abraxas dans son coeur, et encore le mot était faible. Mais tout cela, il allait devoir le cacher, encore, afin de passer pour l'adorable grand frère soucieux de l'avenir de son petit frère. Oui, cela allait être compliqué, Drake étant franc, il n'aimait pas mentir. Mais là, il n'était pas devant ses amis lycéens, il était devant une représentante de l'école qui avait le pouvoir d'appeler les services sociaux si elle repérait une quelconque anomalie. Tandis que son pauvre cerveau fatigué et drogué cogitait, Drake essaya tant bien que mal d'enfiler le masque du parfait grand frère. Mais le fait qu'on entre chez lui comme ça lui restait encore dans le travers de la gorge. Peut-être qu'il devait jouer la carte de la séduction, vu comment la psy le matait sans vergogne, cela pouvait passer ? Se sentant pousser des ailes, il passa une mains dans ses cheveux trempés et grimaça, bon d'accord ce n'était pas l'effet escompté et maintenant il avait les mains trempés. Discrètement, il s'essuya sur son jean, observant la jeune femme, histoire de voir si elle avait vu ce beau loupé. Il prit tout de même une mine légèrement contrite lorsqu'elle s'excusa enfin. Violation de domicile, elle en avait conscience c'était déjà ça. Son semblant de sourire s'évanouit tout de même, elle n'avait pas fini sa phrase. Et si Drake ne se contenait pas, sa mâchoire serait certainement tombée au sol. D'accord elle se foutait ouvertement de sa gueule, dans son propre salon. Il lui fallait absolument une petite dose de coke, là tout de suite avant qu'il ne se laisse envahir par la colère. "Je vous prie de m'excuser Miss Collins mais mon travail me prend énormément de temps et d'énergie en ce moment, je n'ai pas le temps de penser à tout et puis je ne suis pas payé à rien foutre." Voilà, ça c'était dit et avec un beau sourire bien hypocrite pour faire passer le tout, made in Drake Wheeler. C'était légitime, après tout on l'attaquait sur son propre territoire. Drake se mit à penser au loup de Wall Street et se mit à rire tout seul comme souvent lorsque son esprit divaguait, il était en manque.

Il se releva lamentablement du canapé, il devait ressembler à une belle merde, les cernes devaient s'agrandirent de jour en jour. Il fallait se ressaisir, très vite. Il écouta la psy faire son speech et quitta son champ de vision quelques secondes afin de ramener de quoi boire, en bon maître de maison. Il n'avait aucun mérite, il voulait juste sniffer son rail, il n'en pouvait plus d'attendre. Il voulait en finir très vite avec ce rendez-vous, qu'on le laisse planer seul, c'est tout ce qu'il demandait. Il enregistra chaque mot de la psy dans un coin de sa tête, du moins essayait, afin de ne rien laisser paraître à son retour. Retour qui se fit deux minutes plus tard, un plateau dans les mains, un sourire de circonstance sur les lèvres. Il s'installa dans le fauteuil face à la jeune femme et prit un air très sérieux. "Abraxas s'est toujours comporté comme un enfant. Il faut dire qu'il était jeune lorsqu'il a perdu notre mère et ses frères, cela l'a énormément marqué." Il dut se mordre les lèvres pour ne pas exploser de rire tellement il ne se reconnaissait pas. L'envie de rire était toujours présente malgré la douleur qu'il s’infligeait, les larmes lui montèrent aux yeux ce qui pourrait passer pour une vague de tristesse. L'oscar du meilleur acteur devait vraiment lui revenir. Son début de rêverie fut brisé par la remarque de la psy. Il souffla, soudain las, ce qu'elle pouvait être désespérante. "Et bien pardonnez-moi de ne pas être joignable comme je vous l'ai dis, j'ai un travail très prenant. Cela vous arrive de bosser jusqu'à très tard le soir ou jusqu'à ne plus savoir où on habite ? Visiblement non." Il fallait absolument désamorcer la situation avant de passer pour le connard de service, chose qu'il était bien sûr. Mais il ne fallait pas que cela se voit, trop vite du moins. "Bon ça va, je m'excuse mais sachez que j'apprécie moyennement qu'on m'agresse chez moi. Revenons à Abraxas et son comportement... Vous dites que ce n'est pas la première fois ?" Evidemment, il se le coltinait tous les jours, il était bien au courant, il était loin d'être le con que tout le monde pensait qu'il était vraiment.
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MessageSujet: Re: Really not nice to meet you - Drake Lun 20 Mar - 7:10

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Le jeune Drake Wheeler passa sa main dans ses cheveux tout en me regardant, j’arquais un sourcil. Tentait-il d’être sexy ? Je l’ignorais ; Dans tous les cas c’était loupé et puis sa chemise ouverte suffisait amplement à cela.

Dans quoi m’étais-je donc encore embarquée ? Je n’étais visiblement pas la bienvenue ici, et je priais chaque seconde que le temps passe plus vite pour en avoir finit. J’avais rarement était aussi mal à l’aise. « Je ne suis pas payé à rien foutre » ; Mes yeux s’écarquillèrent quelques secondes, cette phrase, et ce sourire hypocrite montraient à quel point le grand Wheeler ne valait peut-être pas mieux que le petit. Je pris la décision de ne pas relever cette provocation certaine et d’agir en professionnelle. Je ne pouvais pas perdre le contrôle, il s’agissait de mon travail, et le moindre faux pas pourrait très rapidement se retourner contre moi. Je ne pouvais pas risquer de perdre ce travail ; Ce serait un véritable échec pour moi et puis je me voyais mal retourner en Californie où je serais encore certainement, moins la bienvenue qu’ici. Je secouais la tête, tentant de penser à autre chose ; Nous devions restés, lui comme moi, concentrés sur le but de ce rendez-vous : Abraxas.

Qu’est-ce que cet homme pouvait bien faire dans la vie ? Barman ? Il n’avait pas l’allure d’un grand homme d’affaires, je le voyais momentanément très mal être habillé en costume et cravate ou encore porter des chaussures en cuire pointues, son profil ne collait pas. La vie m’avait souvent enseigné à ne pas juger un livre à sa couverture, pour le coup, ça me paraissait littéralement impossible. Il se leva, je suivis ces mouvements, qu’allait-il faire ? M’abandonner là, au milieu de son propre salon, certainement lassé par ce rendez-vous pour le moins ennuyeux à ses yeux ? Je ne disais mot, l’observant, lui et sa drôle d’allure, et sa démarche assez étrange, comme saoule. Il me rappelait vaguement mon grand-frère, lorsqu’il rentrait complètement drogué à la maison que je tentais tant bien que mal de le couvrir et de le raisonner. Je baissais les yeux faiblement à cette pensée qui me blessait. La drogue avait eu raison de mon frère, aussi je luttais contre cette infâme merde qu’elle était. Elle vous détruit à petit feu, vous fait perdre tout ce que vous avez, et puis finit par avoir raison de vous. C’était ce qui était arrivé à Louis ; La culpabilité de n’avoir rien fait me rongeait depuis tant d’années, la psychologue avait sans doute, elle aussi, besoin d’une thérapie.
Il vint s’asseoir de nouveau en face moi. Bon sang vas-tu fermer ta chemise ? Il avait gentiment ramener de quoi boire, l’abominable insolent que j’avais devant moi quelques minutes auparavant se transformait-il en petit chaton docile ? Il était étrange, j’avouais ne pas savoir sur quel pied dansait. Il y’avait trop de changements de comportement d’un coup. Nous passions du tout au rien, en un éclair. J’étais quelque peu perdue, un peu déboussolée. Mais ce n’était pas Drake Wheeler que je devais psychanalyser ce soir ; Quoi que j’en eu une très forte envie. Le mystère m’intriguait beaucoup trop. « Merci. » lâchais-je lorsqu’il posa le plateau entre nous deux, je restais polie, et ce en toute circonstance, même si ce remerciement manquait de peu de m'arracher la gorge. J’avais vaguement entendu cette tragique histoire de la bouche d’Abraxas, mais fermé comme une huître, il n’était jamais trop rentré dans les détails. J’hochais la tête en signe de compassion, cela semblait difficile pour lui aussi, ou alors jouait-il très bien la comédie ; Allez savoir, je n’arrivais pas à déceler le moindre acte de sincérité venant du beau brun. Visiblement la remarque quant aux appels téléphoniques sans réponse ne passa pas. Je venais d’énerver le jeune homme. Voilà que le petit chat se transformait à nouveau en horrible dragon ; Etais-je magicienne ? Je prenais une grande inspiration pour ne pas éclater et ne pas devenir au moins aussi insolente que lui. Reste pro Olivia.  « Ça m’arrive oui. J’exerce une profession qui me demande beaucoup de temps et de patience Monsieur Wheeler. Ce n’est pas tout repos. » Répondis-je simplement, accompagnant ceci d’un petit sourire hypocrite, histoire de le lui rendre, même si j’y étais allé moins fort que lui pour le coup. Il reprit la parole, cette fois-ci pour s’excuser. Comment un être humain pouvait-il passer d’un état d’esprit à un autre en aussi peu de temps ? Ma bouche s’entre ouvrit, sans trop savoir quoi dire, tant j’étais surprise par le mot qu’il avait emprunté. Agresser ? Savait-il seulement ce que le mot agression voulait dire. Ce soir j’étais décidemment une réelle délinquante alors, entre la violation de domicile et l’agression verbale, je découvrais une facette de moi-même que je ne connaissais pas. « Ecoutez, je ne vais pas vous agresser plus longtemps … » Outrée par cette réflexion et ce comportement de plus étrange, je décidais de me lever du sofa de manière assez rapide et un brin violente. Seulement, en me levant de la sorte, j’emportais un bout du plateau avec moi et le renversait d’un seul coup. Toutes les boissons et verres qui y étaient posés se retrouvèrent parterre et en mille morceaux dans un bruit qui n’en finissait plus; « Oh mon Dieu, je suis vraiment désolée. » Instinctivement, je m’abaissais parterre pour tenter de ramasser les gros morceaux de verres ; En tentant d’en saisir un, je me coupais la main, une belle entaille. Bon sang quelle maladroite tu fais. « Et merde ! » Je grimaçais, c’était douloureux. Voilà que je perdais toute crédibilité devant le jeune Wheeler ; Pourquoi ici ? Pourquoi maintenant ? Elle est loin l’image de la psychologue scolaire professionnelle que tu veux donner, presque envolée.  Peut-être que cette situation me fera rigoler un jour, mais pour le moment, elle me donnait sévèrement l’envie de pleurer à chaudes larmes.


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